Budget plafond, Netflix, 27 nouveaux sponsors : comment l’attractivité de la F1 a explosé selon Frédéric Vasseur

Avec seulement deux équipes remportant les 12 premières courses de 2022, peut-on vraiment dire que la F1 est plus équilibrée ?

Frédéric Vasseur : Ce n’est pas une illusion d’optique et c’est mathématique, si on regarde les différences en qualifications ou en rythme de course. Il y a un vrai resserrement de la grille et ça se voit aussi quand on regarde le plus grand nombre de points marqués par les trois dernières équipes, par rapport aux saisons précédentes. Certains sont parfois en Q3, voire sur la 3e ligne de la grille, comme Haas, et Mercedes n’est plus à l’abri d’une élimination en Q2.

Comment l’expliquez-vous ?

FV : Les raisons sont d’abord le budget cap, ce qui veut dire que les grosses équipes ont des enveloppes beaucoup plus petites, alors qu’on est encore en dessous du budget cap. L’autre facteur est la répartition du temps en soufflerie, qui est inversement proportionnelle au classement de l’équipe (la saison précédente). Ça fait vraiment la différence, d’autant que les deux grosses écuries (Mercedes et Red Bull) ont continué à développer leur monoplace 2021 alors que les autres (dont Ferrari) étaient déjà sur la monoplace 2022. Grille.

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Ce plafond budgétaire est-il venu de la pandémie de coronavirus ?

FV : Il y a eu une prise de conscience début 2020, au retour de Melbourne (après l’annulation du Grand Prix d’Australie). Il n’y avait plus de sport qui existait et on s’est rendu compte qu’on était en danger, avec trois ou quatre équipes en danger. On a aussi eu du mal à trouver des circuits et ça a fédéré tout le monde.

Deux ans plus tard, la F1 a été relancée. Comment l’expliquez-vous et quelles en sont les conséquences pour vous ?

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FV : C’est dû à Netflix (ndlr : diffuseur de la série documentaire “Drive to survive”) en partie, pour les jeunes, au fait que Mercedes n’a pas gagné l’année dernière, au fait qu’on a arrêté d’avoir honte de notre communication , tandis que nos voitures hybrides sont plus efficaces que les formules électriques. Nous avons plus de visibilité, car la F1 surfe sur une vague de succès, et il n’y a pas de circuit où l’on puisse acheter une place Paddock Club avant la fin de l’année. Nous avons signé 27 nouveaux sponsors cette année, c’est énorme.

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Vous avez récupéré Valtteri Bottas cette saison, aussi détendu qu’efficace…

FV : Valtteri avait beaucoup de pression chez Mercedes, ça ne l’aidait pas toujours, et il a trouvé un autre environnement ici. On se connaît depuis 15 ou 20 ans, on n’a pas besoin de se parler pour se comprendre. Il assume un rôle de leader et cela lui fait du bien. Avec Zhou (le pilote chinois qui débute en F1), ils s’entendent très bien et cela donne des résultats très positifs en termes de performances.

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La demande d’ajustement du règlement technique cet été, par Mercedes, est-elle un sujet de tension ?

FV : Le côté magique de la F1, c’est que tout sujet devient très vite un sujet de tension. Ce n’est pas à la FIA de s’immiscer dans le développement des voitures et c’est aux équipes de trouver des solutions pour éviter que le fond plat ne touche la piste. Parce que le vrai problème des maux de dos des pilotes est plutôt le toucher le fond (le bas de la voiture touche le sol) que le rebondir (rebonds verticaux ou marsouins).

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