Denis Ménochet, de Tarantino à Ozon

Dans peter von kant de François Ozon, Denis Ménochet interprète le rôle d’un cinéaste célèbre en quête d’amour et d’inspiration. L’arrivée dans sa vie, grâce à son amie Sidonie (jouée par Isabelle Adjani) du bel Amir (Khalil Gharbia) transforme sa vie. A la fois amant et égérie, Amir finit par s’ennuyer.

peter von kant n’est ni un remake ni une nouvelle adaptation de Larmes amères de Petra von Kant, le film de Rainer Werner Fassbinder sorti en 1972 qui est lui-même l’adaptation de la pièce du même nom. Le film original a été réalisé il y a tout juste 50 ans, une manière pour Ozon de prolonger son exploration de l’œuvre de Fassbinder, lui qui avait déjà réalisé le très réussi Gouttes d’eau sur les pierres chaudes en 2000. Ozon prend des libertés avec Les larmes amères de Petra Von Kant et transforme le couturier en cinéaste de génie et tourmenté. “Avec François Ozon, nous nous faisons confiance depuis Grâce à Dieu par dessus tout, explique Denis Menochet. Je ne sais pas ce qu’il a vu en moi [pour Peter Von Kant]. Ce personnage me fait rire car il est un peu pathétique : il a des crises, il s’emporte. C’est peut-être aussi parce que je suis un peu minable qu’Ozon m’a remarqué. Je n’ai pas peur du ridicule […] N’ayez pas peur d’avoir honte. La vulnérabilité est un atout. C’est ce qui fait que quand les gens vous voient, ils se sentent proches.”

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Autoportrait de Fassbinder (auquel Denis Ménochet ressemble fortement dans le film), exploration des affres de la création cinématographique et des rapports de domination, peter von kant rejoue à sa manière le petit théâtre de Fassbinder pour en faire une déclaration d’amour à l’ensemble de son œuvre. Mise en abyme, nombreuses références, Ozon circule dans la filmographie de Fassbinder en faisant appel à son actrice fétiche Hanna Schygulla et utilisant des chansons allemandes comme échos.

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Découvert par le grand public en 2009 dans Basterds sans gloire de Quentin Tarantino dans l’incroyable séquence d’introduction où il s’oppose à Christophe ValseDenis Ménochet est aussi à l’aise dans les thrillers inquiétants (Hannibal : les origines du mal, Jusqu’à la garde, ablation) que dans des rôles sensibles et intimes (Adoptés, Grand central, Le danceur, Grâce à Dieu). Il a également une belle carrière internationale (Bâtards sans gloire, Coupable, La dépêche française par Wes Anderson). Le thriller semble être son élément privilégié. Il est inoubliable en tant que père violent dans Jusqu’à la garde (2017) de Xavier Legrand, rôle pour lequel il a reçu le César du meilleur acteur. On verra également dans quelques jours le nouveau film du maître du polar espagnol, Rodrigo Sorogoïen : dans En tant que bestas il joue le rôle, aux côtés Marina Foïsd’un paysan opposé à l’installation d’éoliennes dans son village de Galice.

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