“Emma.” sur Netflix : Anya Taylor-Joy excelle dans le rôle de l’héroïne de Jane Austen

“Emma” de Jane Austen, roman publié en 1815, a (très) souvent inspiré le cinéma (version moderne enClueless” ou avec Gwyneth Paltrow dans le rôle-titre en 1996), mais aussi téléfilms et séries. Le titre du long-métrage réalisé par la photographe américaine Autumn de Wilde, mis en ligne sur Netflix, se termine cependant par un point. Pour une adaptation définitive, ou un retour aux sources à la mode “Emma, ​​et rien d’autre” ? Il vient de se classer sixième du top 10 des films les plus regardés sur la plateforme américaine.

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Emma Woodhouse, “belle, intelligente et riche”: la première phrase du roman de l’écrivain britannique, rappelée dans un encadré à l’ouverture, semble juger son héroïne, une bourgeoise du début du XIXe siècle. Elle est plus que cela. Anya Taylor-Joy interprète facilement une Emma hautaine, toujours souriante, même si elle perd successivement ses repères.

Un entremetteur et des faux-semblants

L’actrice de 26 ans, révélation de la série à succès “Le jeu de la Dame”, excelle dans le rôle d’une jeune femme qui ne cesse de jouer un rôle. Sa performance laisse toujours le spectateur perplexe quant à l’honnêteté d’Emma, ​​à l’image des personnages auxquels elle s’adresse. On se rend compte, petit à petit, de son égoïsme.

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Car si Emma ne travaille pas, elle se persuade de pouvoir organiser des relations amoureuses autour d’elle. Avec plus ou moins de succès, beaucoup moins dès le moment où il est concerné. Franck Churchill (Callum Turner) ou George Knightley (Johnny Flynn) ? Comment choisir un futur mari au milieu des non-dits du début du XIXe siècle ? Tout en composant une société où tout se sait…

Au cœur du bourg de Highbury, se distinguent des comédiens britanniques bien connus. On croise ainsi Bill Nighy (“Pirate des Caraïbes”, “Harry Potter”) en père de famille hypocondriaque toujours en quête d’un brouillon imaginaire, ou encore Connor Swindells et Tanya Reynolds de “Sex Education”.

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L’amertume derrière la dorure

“Emma. » propose une plongée dans l’ironie de Jane Austen, celle où se mêlent dorures des hôtels particuliers et atours des laquais, bals formels et moments de tension. Autant d’occasions de grincer des dents dans ces moments où ces bourgeois de province qui jouent aux aristocrates se retrouvent ridicules. Quand les codes sont bousculés, tout le monde le sait mais ne dit rien… Pouvoir en parler lors d’entretiens ultérieurs, à l’insu de ses pairs. Parfois, la confrontation est plus frontale. Avec un certain plaisir pour le spectateur quand, après avoir entendu plusieurs fois l’agaçante voisine Miss Bates raconter la même histoire, Emma lui lance une pelle telle que la pauvre ne se relève pas.

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Colorée et rythmée, cette production se veut moderne dans la forme tout en restant fidèle à l’acidité du roman. La première réalisation d’Autumn de Wilde – plutôt spécialisé dans les clips rock – dynamise le genre. Ce n’est toujours pas “Orgueil et Préjugés et Zombies”, mais on ne déplore aucune scène de romance sous la pluie.

Note de l’éditeur:

Emma. », Drame d’époque britannique de Autumn de Wilde (2020), avec Anya Taylor-Joy, Mia Goth et Bill Nighy (2:04). Disponible sur Netflix

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