Fear Street, horreur en trois actes

Nouveauté sur Netflix, la trilogie Fear Street nous a tenu en haleine pendant 6 heures. Drame d’horreur en 3 actes, on vous en parle accompagné de notre groupe rebelle préféré.

Fear Street : Première partie, 1994 © Belga Image

Fear Street, c’est environ 6 heures de film d’horreur. Divisé en trois chapitres, chacun diffusé consécutivement un vendredi, on est à mi-chemin entre la franchise cinématographique et la série. C’est un peu comme “Scream” rencontre “Stranger Things” (la présence de certains acteurs de la série mythique y est pour quelque chose). De plus, chaque chapitre aborde un genre d’horreur spécifique et réussit avec brio à nous tenir en haleine jusqu’au bout.

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Basés sur les romans à succès de RL Stine, les films “Fear Street” se déroulent dans les banlieues voisines. Shadyside est terne et morne. A proximité, c’est presque un halo doré qui berce la sublime Sunnyvale, plus riche, plus sécurisée, plus belle que Shadyside. Sans surprise, un malaise général et une haine mutuelle divisent les deux villes. Mais une tragédie se joue en arrière-plan. Toutes les quelques décennies, Shadyside est le théâtre d’une fusillade de masse, et à chaque fois, le tueur est un citadin stable et d’apparence ordinaire qui semble juste craquer.

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Fear Street, 1994 : Un premier acte sanglant

Et c’est justement sur une tuerie de masse que s’ouvre la trilogie. Dans un centre commercial sordide, Heather (Maya Hawke, repérée dans Stranger Things) est tuée en compagnie d’une dizaine de personnes. Tous tués par un Shadysider qui semble aussi avoir craqué.

Après cette ouverture sanglante, on découvre enfin notre héroïne principale Deena (Kiana Madeira), une jeune lycéenne caustique et mordante de Shadyside qui traverse une rupture compliquée avec son ex-petite amie : Sam (Olivia Scott Welch).

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Deena découvre bientôt qu’une horde de zombies est après son ex. Et lorsque les efforts pour impliquer la police de Sunnyside – y compris le tristement célèbre shérif Goode (Ashley Zukerman) – s’avèrent vains, Deena promet de protéger Sam elle-même. Son petit frère, Josh (Benjamin Flores Jr.), et quelques amis, Kate (Julia Rehwald) et Simon (Fred Hechinger), la rejoignent pour l’aider dans cette mission.

Très vite, Deena se rend compte que les zombies lancés à la poursuite de Sam sont en fait responsables des anciennes tueries de masse de Shadyside. Et puis y’a la sorcière, Sarah Fier, tout droit sortie du 17e siècle qui les possède. Légende urbaine de Shadyside, Deena va vite apprendre que les légendes ont tout un grain de vérité. Et c’est cette quête de vérité et le désir de sauver Sam qui vont la pousser à résoudre le mystère.

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Ici, on sent clairement les inspirations de Scream. De nombreuses références (le fameux masque notamment) sont parsemées dans le film qui sent bon les années 90. Looks grunge, mix-tape sur cassette, gadget de l’époque, Fear Street, 1994 est l’un des slacker les plus réussis qui nous accroche et nous donne envie de regarder la suite.

Fear Street, 1978 : un deuxième acte sanglant

Peut-être la meilleure partie de la trilogie, Fear Street, 1978 nous transporte dans un camp d’été américain, Camp Nightwing, où une fois la nuit tombée, les guimauves ne sont pas grillées au coin du feu.

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Ce deuxième chapitre suit l’histoire de deux campeurs, les sœurs Ziggy (Sadie Sink) et Cindy (Emily Rudd). Là où Cindy est prude, maniaque du contrôle et imparfaite, Ziggy est plus rebelle, moins à sa place dans le monde poli et organisé du camp. Sous la bande originale de “The Runaways”, la vie du camp presque idyllique se déroule sous nos yeux.

Jusqu’à ce que la nuit tombe, et un Shadysider se fissure à nouveau (vous commencez à voir le motif ?). Dans le même esprit gore qu’un « Texas Chainsaw Massacre », Camp Nightwing devient rapidement le théâtre d’un carnage sanglant et brutal.

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Cependant, aucun sentiment de déjà-vu ne nous habite en regardant le film. Fear Street, 1978 n’est pas un clone éduqué de son grand frère. Loin de là. C’est sans doute dû au jeu de haut vol que nous propose le duo sœur.

Après 109 minutes époustouflantes de cette deuxième partie, nous sommes convaincus. On commence à mieux comprendre ce qui se passe, à identifier les premières causes possibles et on se lance même dans nos propres théories improbables sur le pourquoi et le comment de nos amis. les louches semblent craquer… En tout cas, on attend la partie finale avec impatience.

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Fear Street, 1666 : l’acte final

Le dernier volet, et le plus long de la trilogie, nous emmène un peu plus loin dans le temps et nous catapulte à 17esiècle. Glissé dans la peau de l’infâme Sarah Fier, on comprend enfin les origines de la malédiction.

L’ensemble du casting revient dans une version costume d’époque et nous ramène aux débuts d’Union (la ville natale de Shadyside et Sunyvale). Ici, la trilogie fait la part belle aux histoires de sorcières et de surnaturel. On remonte doucement le fil et les pièces du puzzle se mettent peu à peu en place. On y voit Sarah Proud sous un autre angle et le vrai méchant de l’histoire est enfin révélé.

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Dans la deuxième partie du film, on assiste à une véritable course contre la montre et à un combat final, à la Carrie pour sauver Sam. Et avec notre bande de ombrageux favoris, nous sommes entre de bonnes mains.

Pour conclure, la trilogie Fear Street souffle un vent de fraîcheur sur le genre tout en actualisant ses grands principes en les honorant. Le jeu des acteurs est résolument bon et la mise en scène dynamique. Nous sommes loin de trembler de peur à chaque instant, même si quelques cris ponctuels peuvent nous échapper. Mais nous sommes pris dans cet univers. L’intrigue est suffisamment solide et bien ficelée pour nous tenir en haleine pendant 6 heures et on se retrouve à binge-watcher cette saga avec grand plaisir…

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