Festival Résistances à Foix : “Les représentations au cinéma nous travaillent”

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Le festival international du film, qui s’ouvre le 8 juillet, se penche sur les performances au cinéma. Et tente de rétablir l’équilibre en faveur des vieilles dames, des travailleurs, des premiers peuples du Québec…

“La question des représentations au cinéma est une question qui nous préoccupe”, souligne Marlène Tardif, la co-coordinatrice du festival Résistances. Le festival se déroule du 8 au 16 juillet. “Quand on regarde la programmation avec du recul, cette question de la représentation de tous, qui revient se souvient”, dit-elle.
Dans le zoom sur Québec, un court métrage sera diffusé en lien avec le Wapikoni. Cette association à but non lucratif vient de remettre sur les routes ses studios mobiles qui rencontreront 12 communautés québécoises. « C’est un collectif d’artistes qui sillonnent le Québec, laissent leurs caméras dans les communautés, et laissent les gens se filmer, raconter leurs histoires », raconte Bruno Sans, l’un des bénévoles. Les résidents participent également à des ateliers créatifs. Katherine Nequado, l’une des Québécoises ayant participé à l’un de ces ateliers, sera également présente à Foix et présentera son court métrage « Wamin ».

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« Qui a peur des vieilles femmes ? »

Autre problème : celui de la sous-représentation dans les films des femmes, notamment des personnes âgées. Sachant que l’un des thèmes des projections du festival est « Sororité », Siam Villière, l’une des bénévoles, déclare : « Dans l’histoire du cinéma, très peu de films montrent la solidarité entre les femmes, sauf lorsqu’elle est liée à un homme. » Et les bénévoles rappellent ce qu’est le test de Bechdel : un film le réussit quand il montre à l’écran deux femmes qu’on peut nommer, qui dialoguent ensemble et qui ne parlent pas d’un homme. test ! s’exclament les volontaires.
D’ailleurs, souligne Siam Villière, « on n’a pas trouvé trop de films qui nous plaisaient avec des vieilles femmes à l’écran. Nous proposons donc une discussion collective sur l’âgisme et le sexisme. Intitulé “Qui a peur des vieilles femmes?” », il aura lieu le 16 juillet à 17h30 et verra notamment l’intervention du collectif de femmes ariégeoises « Fouffe qui peut » et de Charlotte Bienaimé, qui anime « Un podcast à soi » sur la radio Arte.
Samedi 9 juillet, à 15h30, l’ouvrier et ancien candidat à la présidentielle Philippe Poutou, participera au festival. Il présentera le film “Nous avons encore la colère”, qui raconte la lutte contre l’usine Ford de Blanquefort. M. Poutou est l’un des “acteurs” majeurs. Les deux réalisateurs Jamila Jendari et Nicolas Beirnaert seront également de la partie. “C’est aussi important d’avoir des travailleurs à l’écran”, explique Marlène Tardif. Tout le monde devrait être représenté au cinéma. Et, soyons clairs, nous disons cela alors que nous n’avons pas de travailleurs dans nos comités de sélection, alors qu’il n’y a pas beaucoup de travailleurs au festival… Il s’agit purement et simplement de la question de la représentativité du cinéma ! »

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Demandez le programme !

Le festival Résistances se déroule du 8 au 16 juillet, au centre culturel mais aussi à Lavelanet et Saint-Girons. Pour sa 26e édition, le festival propose un zoom sur le cinéma québécois et quatre thématiques : « Les énergies du déclin », « Nouvelle piraterie », « EnVies de quartier » et « Sororité ». Au-delà des dizaines de projections, le festival propose également une programmation jeune public du 11 au 15 juillet à 10h ; réunions avec les administrateurs présents ; concerts apéro tous les soirs à 19h30 ; des soirées en plein air (le 9 juillet au centre d’accueil pour demandeurs d’asile et du 10 au 15 juillet à la place St-Volusien) ; séances spéciales avec le coup de cœur du jury adolescent ou carte blanche donnée à plusieurs partenaires ; un village associatif ; la salle off où les associations peuvent organiser débats, rencontres et projections ; le parvis de l’Estive où manger…
Regard nomade, l’association organisatrice du festival, met tout en œuvre pour rendre cet événement accessible à tous. Ainsi, six projections de films sont proposées sous-titrées pour les sourds et malentendants et les débats sont interprétés en langue des signes. Le bâtiment Estive est accessible aux personnes en situation de handicap moteur. Enfin, les personnes en situation de handicap mental peuvent participer à deux projections dans le cadre du dispositif « cinéma-ma différence ».

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