“J’aime les personnages qui luttent pour survivre”

Le réalisateur coréen Park Chan-Wook, à l'hôtel Le Majestic, à Cannes, le 25 mai 2022.

Présenté en compétition officielle au Festival de Cannes en mai, le nouveau long métrage de Park Chan-wook, Décision de partir, a reçu le prix du meilleur réalisateur. Le cinéaste coréen parle de la création de ce film.

Qu’est-ce qui a motivé l’envie de raconter cette histoire ?

L’origine du film est une chanson d’amour coréenne bien connue, Brumeux (“Mist”), interprété par le chanteur Jung Hoon-hee, que j’écoutais beaucoup quand j’étais jeune. Un jour, je l’ai entendu sur YouTube en me disant que c’était vraiment très beau. Les algorithmes m’ont alors proposé la même chanson, interprétée cette fois par mon chanteur préféré, Song Chang-sik. Je ne savais pas qu’il l’avait repris. Ça m’a donné l’idée d’un film qui commencerait par la chanson interprétée par le chanteur original, et à la fin par lui. Pour correspondre au titre de celui-ci, le film devait se dérouler dans une ville brumeuse. Mais mon idée de départ ne s’est pas concrétisée puisque j’ai finalement préféré une version où les deux chanteurs interprètent cette chanson en duo.

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Lors de l’écriture du scénario, êtes-vous parti de situations et de moments particuliers que vous aviez en tête et autour desquels vous avez écrit l’histoire ?

C’est d’abord l’histoire qui a été à l’origine du film. En travaillant avec mon co-scénariste Jeong Seo-kyeong, nous avons commencé par l’écriture. Au départ, je n’avais pas encore vu le film. Les séquences et les situations sont venues plus tard.

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Le style visuel du film est remarquable par son élégance. Quelles instructions précises avez-vous données à votre directeur de la photographie ?

C’était la première fois que je travaillais avec lui. Mon précédent directeur de la photographie, Chung Chung-hoon, avec qui j’ai travaillé depuis vieux garçon jusqu’à Manquer, est tellement demandé par Hollywood aujourd’hui qu’il m’est devenu impossible de retravailler avec lui. Avec ce nouveau directeur de la photographie, Kim Ji-yong, il a fallu un certain temps pour s’y habituer au début. La création du storyboard a été le moment où nous nous sommes ajustés et avons appris à nous connaître. Au début du tournage, nous avons dû nous mettre d’accord à nouveau.

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Aviez-vous une idée bien précise du style visuel que vous vouliez adopter ?

Je ne peux pas définir un style prémédité. Il a fallu s’entendre avec le directeur de la photographie sur quelle était la taille des plans que je demandais, que mon idée du gros plan corresponde à la sienne. Je voulais qu’il y ait une certaine tension dans tous les plans, tous les mouvements de caméra. Ce qui, dit comme ça, peut sembler un peu abstrait.

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