la série est de retour entre peau grasse, piercings et inclusivité

Quiconque a grandi dans les années 90 ne pouvait pas échapper à “Hartley, Hearts Alive”. A l’époque, les classes du lycée étaient divisées en deux camps irréconciliables : les fans de « 90210 Beverly Hills » – avec ses pauvres petites filles riches, noyant leurs larmes blanches dans les piscines d’Hollywood – et adeptes de “Hartley”. Cette série australienne diffusée en France à partir de 1995, qui racontait les (més)aventures d’un groupe d’adolescents scolarisés dans le “ La pire école d’Australie », fait aujourd’hui l’objet d’une nouvelle version qui sera diffusée à partir de ce mercredi 14 septembre sur Netflix.

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Et l’on craignait le pire : que deviendraient les jeunes boutonneux squattant un entrepôt crasseux pour fuir violemment des familles dysfonctionnelles, une fois arnaquées par la plateforme américaine ? Bon, force est de constater que le résultat est plutôt réussi. Car si les personnages et l’intrigue elle-même ont été entièrement repensés pour coller aux enjeux du moment, les ingrédients qui faisaient le sel de cette série hors du commun sont toujours présents.

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Ainsi, la grande qualité des “Hartley” des années 90 était de mettre en scène des héros qui ressemblaient à des spectateurs – et non une version fantasmée d’eux-mêmes. Contrairement au Dylan McKay de ” Beverly Hills “les Matts et Drazic de ” Harley » étaient certes d’une beauté époustouflante (n’ayons pas peur des mots), mais avec un côté ” garçon d’à côté ce qui les rendait encore plus désirables. Quant aux autres personnages, ils arboraient sans fausse pudeur les signes extérieurs de l’adolescence : cheveux gras, peau à tendance acnéique, appareil dentaire XXL… Mention spéciale à l’inoubliable Costa, son surpoids, son nez ayant poussé plus vite que les autres et son boucles brillantes.

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Cyberintimidation, asexualité et wokisme

La bonne nouvelle est que la version 2022 n’a pas Photoshopé tous ses héros. La jeune Ayesha Madon, qui incarne Aimerie, le personnage principal, est très agréablement banale, avec ses courbes, sa veste en jean oversize et sa coupe de cheveux. manqué Au niveau des looks, la néo-“Hartley” a réussi, comme sa grande soeur, à capter l’air du temps avec quelques accessoires iconiques : le piercing de Drazic ou les chemises à carreaux follement grunge de Jody, ont été remplacés par la tête de mort blonde platine. . de Harper et les Jordans montantes de Malakai.

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Le reboot de “Hartley” joue aussi la carte de la diversité, chère à la première version. Dans les années 1990, l’accent était mis sur la très importante communauté grecque d’Australie, et l’on croisait aussi – élément rare pour la télévision à l’époque – des jeunes d’Asie, d’Amérique du Sud ou du Moyen-Orient. La multiethnicité est encore très présente en 2022, avec au moins trois personnages d’origine aborigène. Le néo- Hartley va plus loin que sa grande soeur. Notamment grâce au personnage Quinni, une adolescente autiste interprétée par l’actrice Chloée Hayden, elle-même atteinte de troubles autistiques. Mais aussi grâce à celle de Darren (James Majoos), un jeune homme noir non binaire et victime de l’homophobie de sa famille. Une évolution salutaire, car l’homosexualité était la grande absence de la version originale.

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La version originale des années 90 de “Hartley, Hearts Alive” (CAPTURE D’ÉCRAN)

Pour le reste, tout y est : ces ados en pleine poussée hormonale vont s’aimer, se détester, subir l’ostracisme du “populaire” et l’incompréhension des adultes, découvrir la lutte des classes et la violence sociale – et surtout se battre pour trouver (d’abord) et affirmer (ensuite) leur identité. Pour la touche « troisième millénaire », rajoutez une dose de cyberharcèlement, de dealers/livreurs UberEats, d’asexualité assumée et de (très) bonnes valves sur le wokisme.

Fidèle à son esprit originel, mais sachant prendre des libertés pour coller à l’air du temps, ce reboot a de quoi séduire les fans de la première heure. Reste à savoir si les adolescents d’aujourd’hui – qui peuvent bénéficier d’une offre beaucoup plus large que dans les années 90 – suivront également.

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