les 10 pires productions EuropaCorp

Avant de nous infliger Arthur, malédiction, Luc Besson avait déjà commis quelques crimes de guerre cinématographiques sous l’égide de sa société Europacorp.

Visé par de multiples accusations d’agressions sexuelles, reconnu coupable de plagiat et célèbre pour ses basses manoeuvres, le décidément très culotté Luc Besson parvient encore à s’immiscer en salles, quelques années après l’effondrement de sa boite de production et le bide du long-métrage Anna. Produit et écrit par le réalisateur, dans de troubles circonstances, Arthur, malédiction entendait redorer le blason de la saga pour enfant périmée Arthur et les Minimoys et pourquoi pas écouler les stocks de produits dérivés qui pourrissent dans des hangars abandonnés depuis des lustres, le tout par le biais du film d’horreur.

Une idée – qu’elle vienne de lui ou pas – à peu près aussi délirante que mal exploitée et sanctionnée par des retours désastreux de la part d’une grande partie de la critique et des spectateurs. Rien de bien surprenant : en son temps, Europacroupe avait produit une telle flopée de navets qu’elle a fini par devenir un label à part entière. Retour sur les pires, les plus absurdes et les plus drôles d’entre eux.

 

Arthur, malédiction : photoTorture et les Minimoys

 

La saga Taxi

Sortie : 2018 – Durée : 1h42

 

Taxi 5 : Photo Franck Gastambide, Ramzy BediaZéro de conduite

 

Catégorie de Besson : Pastis frelaté

Pourquoi c’est nul : Parce qu’après un premier volet aux airs de série B maline, la recette Besson aura définitivement pris forme au gré d’une saga qu’elle aura largement contribué à détruire. Quand le réalisateur comprend que personne ne croit dans ce projet auquel il croit dur comme fer, il se transforme pour la première fois de sa carrière en producteur délégué d’un de ses projets. 

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Le résultat sera un spectaculaire succès pour sa toute jeune structure, Leeloo productions, qui mutera bientôt en Europacorp. Dans les années qui suivront, la franchise servira de boite de pétri des enfers. Au gré des chapitres, l’exigence technique baissera progressivement, le tempo comique se raréfiera, tandis que les personnages se retrouvent réduits à leur propre caricature. Un poison cynique qui culminera avec l’invitation de Sylvester Stallone, alors dans le creux de la vague, au point d’être traité par la saga avec un mépris embarrassant. 

 

Taxi : Photo Samy Naceri, Frédéric DiefenthalLes copains

 

La gangrène culminera avec le cinquième épisode et reboot déguisé, où Frank Gastambide n’aura pas l’occasion de renouveler la franchise, condamné à la pousser dans ses ultimes retranchements faisandés. Au final, la saga s’avère tristement représentative de la gloire puis de la déchéance de l’écurie Europacorp, qui après avoir trouvé un bon filon, l’aura exploité jusqu’à transformer l’or en plomb. 

Yamazaki

Sortie : 2001 – Durée : 1h30

 

Yamakasi - Les samouraïs des temps modernes : photoYama-quasi

 

Catégorie de Besson : PARKOUR !

Pourquoi c’est nul : Comme Michael Scott et Dwight Schrute dans The Office, Luc Besson découvre l’existence du parkour grâce à une bande d’acrobates appelés les Yamakasi, engagée sur Taxi 2, et pense que cette équipe qui pratique ce sport insolite pourrait être les héros d’un long-métrage, qu’il va produire et partiellement écrire (comme beaucoup d’autres productions EuropaCorp).

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Yamakasi - Les samouraïs des temps modernes : photo“Monsieur Besson, ouvrez, c’est pour parler des conditions de tournage”

 

Le tournage est aussi catastrophique que le résultat à l’écran, et représente ce qui deviendra une habitude sur les projets de la société de production : délais insuffisants, le réalisateur Julien Séri viré et remplacé au pied levé, des techniciens qui manquent d’expérience, un dépassement de budget (qui grimpe à presque 7 millions d’euros) et des litiges judiciaires à répétition.

Si certaines cascades restent impressionnantes, la mise en scène d’Ariel Zeitoun n’est jamais capable de les mettre en valeur (ou juste de les filmer correctement), et l’amateurisme du casting, la bande-son de hip-hop affligeante et le scénario misérable n’ont rien arrangé. Yamakasi – Les samouraïs des temps modernes a pourtant été un succès (2,5 millions d’entrées) et UGC produira un autre film avec les Yamakasi trois ans plus tard, écrit et réalisé par Julien Séri, Les Fils du vent, qui s’est ramassé malgré ses ambitions et son budget revus à la hausse.

La saga Le Transporteur

Sortie : 2002, 2005, 2008 et 2015 – Durée : 1h32, 1h27, 1h44 et 1h35 (soit 6 heures et demie de courses-poursuites et de fusillades)

 

Le Transporteur : photoRègle n°1 : ne pas énerver Jason Statham

 

Catégorie de Besson : Deux de Tension

Pourquoi c’est nul : En reprenant le scénario de Taxi et en modifiant quelques éléments, Luc Besson a écrit et produit une nouvelle et coûteuse saga de cinéma populaire à grand spectacle, qui réussit aussi l’exploit d’être encore pire à chaque opus.

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Jason Statham pète la classe et des gueules avec une énergie et un charisme qui feront de lui un des meilleurs acteurs d’action de son temps, et l’improbable alchimie qui se développe entre lui et François Berléand est étonnamment drôle et touchante. Malheureusement, les chorégraphies soignées et inventives, les courses-poursuites explosives et le talent de l’acteur britannique ne suffisent pas à faire un bon film.

 

Le Transporteur 3 : photo“Tu veux refaire un film, Jason ?”

 

Le Transporteur reste un nanar qui tente désespérément de recopier les blockbusters américains tout en conservant une simplicité et un humour bien français, comme si Corey Yuen et Louis Letterier essayaient chacun de s’approprier ce film bourrin et bancal. Devenu un classique à sa sortie, le film a logiquement appelé une suite encore plus généreuse et ridiculeLe Transporteur 2, qui remplace la Côte d’Azur par la Floride et troque la mission humanitaire de Frank Martin pour une histoire de virus qui peut détruire le monde.

En allant toujours plus loin dans la surenchère, Le Transporteur 3 (réalisé par Olivier Mégaton cette fois) transforme carrément son chauffeur en tueur en gages dans un scénario frelaté et recopié sur le Hitman de Xavier Gens, n’offrant qu’une succession de séquences ennuyeuses et de scènes d’actions stupides. Même Jason Statham a l’air fatigué, ce qui explique sans doute pourquoi il n’y a pas eu de quatrième volet, mais un reboot inutile, Le Transporteur – Héritage, qui est peut-être encore plus raté que la série télé qui a vu le jour en 2012.

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Blanche

Sortie : 2002  – Durée : 1h30

 

Blanche : photo, Antoine de CaunesUn film qui a du nez

 

Catégorie de Besson : Nasal nanar

Pourquoi c’est nul : Parce que dans le sillage du Pacte des Loups, tout semble un temps possible pour le cinéma de genre français. Y compris confier au formidable Bernie Bonvoisin, leader du légendaire groupe Trust, un film de cape et d’épée aussi délirant qu’ambitieux, dopé à la pop culture, plus bituré qu’un curé après la messe, et chargé comme une mule colombienne un soir d’équinoxe. 

L’homme a déjà mis en scène le cultissime Les Démons de Jésus, et se lance donc dans un projet éminemment punk, maniant aventure historique, western, action et anachronismes grandioses, le tout pour la modique somme de 14 millions d’Euros. On ne saura jamais ce qu’aurait donné le travail initial de Bonvoisin avec Depardieu, Carole Bouquet, Lou Douillon, José Garcia, Roschdy Zem, Antoine de Caunes et Jean Rochefort. 

Décidé à remonter le film, Luc Besson va opérer, d’après le cinéaste, quelque 1200 coupes. Sans retirer la moindre scène. En tronçonnant chaque respiration, l’intégralité des dialogues, jusqu’à extraire du métrage une quinzaine de minutes, et en faire un improbable nanar cocaïné, absurde et migraineux. “Si je croise Luc Besson, je lui marche dedans du pied gauche”, déclarera le metteur en scène au micro de Philippe Vandel pour France Info, en mars 2017. 

Les Rivières Pourpres 2

Sortie : 2004 – Durée : 1h40

 

Les Rivières pourpres 2 : Les Anges de l'apocalypse : photo, Benoît MagimelL’apocalypse ou presque

 

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Catégorie de Besson : Kamoulox complotiste

Pourquoi c’est nul : C’est tout simplement le chef-d’œuvre d’Europacorp, sur l’échelle du nanar on s’entend. On vous conseille chaleureusement Les Rivières pourpres 2 : Les Anges de l’apocalypse, suite improvisée de la sympathique adaptation de Mathieu Kassovitz écrite par Luc Besson et réalisée par Olivier Dahan pour la modique somme de 20 millions d’euros, suite qui se prend pour un thriller horrifique dans la veine de Seven.

À ceci près qu’elle tente – non sans audace, il faut le reconnaître – le cross-over avec Le Nom de la Rose, sans négliger pour autant l’incorporation de nazis (bingo) ninja (BINGO). Le tout découpé à la scie sauteuse, au mépris de toute cohérence visuelle et avec Jean Reno, Benoît Magimel, un Johnny plus punk que rock’n’roll et un pauvre Christopher Lee encore dans son rôle de Saroumane. Europacorp aura même réussi à entrainer Dracula en personne dans sa chute.

Incroyable, mais vrai : le tout devait former une trilogie, sur le modèle de la saga Alien (?). Malheureusement, le dernier volet, sobrement sous-titré « Les armes de l’ombre », n’a jamais vu le jour. Vous avouerez que c’est quand même plus sexy qu’un The Amazing Spider-Man 3, alors à vos hashtags, chers lecteurs.

La saga Taken

Sortie : 2008, 2012 et 2015 – Durée : 1h30, 1h38 et 1h49

 

Taken 3 : Photo Liam Neeson“Si je te trouve, je te forcerai à regarder Taken 3 et tu souffriras beaucoup”

 

Catégorie de Besson : Liam Neeson vs the world

Pourquoi c’est nul : C’est l’un des plus gros succès d’Europacorp, mais aussi l’une des sagas d’action les plus décadentes de ces dernières années. Le premier volet est parfois considéré par les experts du genre comme l’une des neesoneries les plus honnêtes. Et il faut avouer que malgré ses défauts, elle fait preuve d’une certaine forme d’efficacité récompensée à l’époque par un carton impressionnant, à savoir 222 millions de dollars de recette, 292 millions en comptant les ventes vidéo. La firme s’est alors bien rendu compte qu’elle avait de l’or entre les mains et ne s’est plus trop occupée des qualités artistiques de cette franchise en devenir.

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Dès le second opus, tout part à veau l’eau. L’intrigue est délocalisée à Istanbul. Besson et son lieutenant Robert Mark Kamen en profitent donc, non pas pour exploiter l’architecture de la ville, mais pour faire une petite gâterie au complexe de supériorité des Américains. Le montage anarchique fait toutefois figure d’apéritif avant Taken 3. Après avoir anéanti le concept de cohérence narrative, Olivier Megaton (le seul réalisateur de l’écurie Europacorp à la carrière plus honteuse que celle de Besson) y assassine son monteur. Le résultat final a provoqué une épidémie de fractures rétiniennes. Quant aux puristes qui ont tenté le marathon, ils ne sont plus ici pour témoigner.

Banlieue 13 Ultimatum

Sortie : 2009 – Durée : 1h38

 

Banlieue 13 : Ultimatum : photo, Elodie YungBienvenue dans un monde où toutes les personnes asiatiques sont tatouées

 

Catégorie de Besson : Réconciliation républicaine

Pourquoi c’est nul : En tout bien tout honneur, il faut reconnaître aux Banlieue 13 des qualités en termes d’action (merci les cascadeurs et les chorégraphes), qui suffiraient amplement si les films se contentaient d’envoyer des Ford Fiesta dans les vitres du 36 quai des Orfèvres et ne se lançaient pas dans une cartographie hallucinée des valeurs républicaines.

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Écrit intégralement par Besson, Ultimatum franchit à la vitesse du son tous les paliers du manichéisme politique et social, à force de lignes de dialogues ahurissantes de naïveté (« Ma seule bible aujourd’hui, c’est le Code civil ») et d’une réappropriation indécente de la problématique des violences policière, auxquelles la population de banlieue répond en tirant au bazooka sur les commissariats.

Jusqu’à un climax d’anthologie, où les archétypes culturels ambulants caractéristiques du scénariste s’allient à un skinhead néonazi pour convaincre le président de la République de leur laisser des espaces verts ! Une ode à la réconciliation plus déconnectée de la réalité qu’un PDG du Cac40 en pleine descente de coke, doublée d’une overdose de mépris, pour ne pas dire de racisme pur et dur, envers les populations que le film prétend défendre. Au-delà du film d’action-parkour bourrin qu’il aurait dû rester, une certaine idée du cinéma engagé made in Europacorp.

From paris with Love

Sortie : 2010 – Durée : 1h32

 

From Paris with Love : photo, John TravoltaParis est tragique

 

Catégorie de Besson : Démembrement national

Pourquoi c’est nul : Parce que le stade terminal du nanar fascistoïde Bessonnien est ici atteint, jusqu’à aboutir à une forme nouvelle, inédite, chimiquement pure. À l’époque, Europacorp règne en maître. Comme distributeur, le groupe aligne les succès et métrages remarqués, à l’image de I Love You Phillip Morris, ou encore Le Concert. Côté production, entre les séries B frelatées se vendant massivement à l’international et les projets maison de Luc Besson lui-même, au succès généralement retentissant au moins en France et en Europe, les voyants sont au vert. Bref, aucune raison de voir l’entreprise douter d’elle-même ou se limiter.

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D’où cet amas surréaliste dans lequel on retrouve tous les tropismes Bessonnien poussés au maximum. Un casting international, qui semble invité à s’autoparodier jusqu’à l’humiliation (qu’a fait John Travolta pour mériter un truc pareil ?), scénario absurde, rebondissements artificiels, technique à la ramasse, montage approximatif, blagounettes racistes délirantes, misogynie jamais vue, qui présentent les personnages féminins alternativement ou simultanément comme des sacs de frappe, des putes, des traîtresses ou des poches à gamètes. Le tout, doublé d’une sorte de détestation française qui confine à la schizophrénie la plus totale. Odieux jusqu’au génie.

Lock Out

Sortie : 2012 – Durée : 1h36

 

Lock out (Sécurité maximale) : Guy PearceSnake Plesskin

 

Catégorie de Besson : Plagiat dans l’espace et procès au cul.

Pourquoi c’est nul : Commençons par le meilleur, puisque John Carpenter a attaqué en justice l’équipe de Lock Out (Sécurité maximale), qu’il considérait comme un plagiat éhonté de New-York 1997 et Los Angeles 2013. La justice lui a donné raison, puis re-raison quand Luc Besson (qui a coécrit le scénario, et est crédité pour l’histoire) a fait appel. Bilan des opérations : 450 000 euros à payer à Carpenter, le scénariste Nick Castle, et le studio MGM. Ce qui a dû beaucoup aider les comptes d’EuropaCorp en 2016.

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À l’écran, rien de fameux, et beaucoup de vaseux. Le talentueux Guy Pearce ne peut rien faire de ce remix de Fortress, où un agent spécial est envoyé sur une prison spatiale pour sauver la fille du président des États-Unis (Maggie Grace, parfaite en insupportable personnage féminin générique), en pleine émeute. Rien ne nous sera épargné dans ce camion-benne de clichés, avec seconds rôles qui se sacrifient, gentils qui se révèlent méchants, anti-héros qui se révèle héroïque, et cruchasse qui se confirme gourdasse.

Co-réalisé par James Mather et Stephen St. Leger, Lock Out aurait pu être gentiment insignifiant et inoffensif. Mais comme c’est une copie nulle et naze d’un film culte de John Carpenter, et que Luc Besson a osé tenir tête au grand maître américain, ça donne envie d’ouvrir les yeux pour admettre que c’est quand même une sacrée merde.

3 Days to kill

Sortie : 2014 – Durée : 1h45

 

3 Days to Kill : photo, Kevin Costner Kevin Costniet

 

Catégorie de Besson : Beauferie à Paris – le retour.

Pourquoi c’est nul : Parce que c’est encore un bingo du Besson movie bas du front, où il entasse toujours plus les figures de son imaginaire d’ado délirant sur un papier, avant de coller le mot “scénario” sur la première page, pour que ça passe (il est crédité pour l’histoire et coécrit le scénario avec Adi Hasak).

Bienvenue dans 3 Days to Kill à Paris, qui raconte l’histoire d’un agent secret (la moitié de la filmo de Besson) atteint d’une maladie incurable, qui teste une drogue expérimentale (Lucy), dont il doit contrôler les effets secondaires avec de l’alcool dès que son rythme cardiaque s’emballe (Hyper tension). Il doit renouer avec sa fille ado (un tiers de la filmo de Besson), et collaborer avec une tueuse habillée comme une poupée Barbie de mauvais porno (les trois quarts de la filmo de Besson), pour affronter des méchants connus sous les noms de l’Albinos et le Loup (le multivers littéraire de Besson).

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3 Days to Kill : photo, Amber HeardAmber Heard vue par Tiktok

 

C’est bête, c’est mou, c’est interminable, et ça frôle très souvent l’autoparodie, sauf que le bon vieux mélo-conte de Noêl prend le dessus, et donne envie de prendre rendez-vous pour une vasectomie. L’hallucination est d’autant plus folle que 3 Days to Kill est un film avec Kevin Costner, Connie Nielsen, Hailee Steinfield et Amber Heard. La rédaction espère que monsieur Keke Costner a pu refaire le carrelage de ses douze piscines avec son salaire, et qu’il a été trop aveuglé par le concept de Paris ensoleillée pour lire le scénario.

Autre motif de moindre tristesse : le film a probablement été le dernier clou dans le cercueil de McG, réalisateur des très amusants Charlie et ses drôles de dames, qui a refroidi trop de monde avec We Are Marshalls et Terminator Renaissance, avant d’exaspérer pour de bon avec Target. Besson, telle la grande faucheuse, a scellé son destin.

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