Les 25 Meilleurs Films originaux Netflix

Roma, The Irishman, Klaus, Beasts of No Nation, Annihilation… Et s’il fallait ne garder que 25 films originaux Netflix ?

Le jeu des classements est difficile, éprouvant et douloureux pour les cinéphiles. Mais il est également drôle, stimulant et irrésistible. Écran Large a eu la folle et bête idée de trier les meilleurs films originaux Netflix, pour arriver à un top 25, numéroté du moins bon de la liste au meilleur (mais soyons honnêtes, s’ils sont là, c’est qu’ils sont déjà tous très appréciés).

Évidemment, Netflix sortant une myriade de longs-métrages par an, il manque énormément de films qui avaient le potentiel pour intégrer notre top 25. Mais qui dit classement, dit forcément choix et donc parfois désillusion (même au sein de l’équipe). Par ailleurs, Netflix n’étant pas parti pour s’arrêter, on aura tout loisir de refaire ce classement dans un an, un mois, un jour voire cinq minutes, quand un nouveau long-métrage aura intégré le catalogue du N rouge.

En attendant, voici notre classement des 25 meilleurs films originaux Netflix, en considérant parmi les films originaux Netflix, tous les films étant sortis directement sur Netflix en France (d’où la présence par exemple de Annihilation, produit par Paramount, mais acheté par Netflix pour la diffusion, notamment en France).

 

Quand tu rigoles au classement parce que tu n’es pas encore sorti

  

25. the forest of love

Sortie : 2019 – Durée : 2h31

  

The Forest of Love : photoMort de l’amour

 

Le résumé en une ligne : Un tueur charismatique manipule un trio de cinéastes et une jeune fille, non pas à tourner un porno, mais à commettre un meurtre.

Pourquoi c’est troublant : Impossible à résumer réellement, The Forest of Love se conçoit avant tout comme un formidable brassage de tout ce qui fait le style de Sono Sion. Certes, l’oeuvre est plus sobre visuellement que le reste de la filmographie du cinéaste, mais elle parvient tout de même, fidèle à son auteur, à violenter son audience. Alternant le malsain et la poésie, le métrage s’emploie ainsi à suffoquer personnages et spectateurs en refermant progressivement sa structure narrative sur elle-même.

À travers son récit, scindé en deux chapitres, Sono Sion dresse le portrait d’une société paradoxale, empêtrée dans ses dogmes vieillissants et victimes de ses propres pulsions, ici retranscrites par les tendances sadomasochistes des personnages. Car oui, si le titre pouvait donner au spectateur le sentiment d’assister à une comédie romantique et légère, il n’en sera rien. The Forest of Love fait plutôt le récit d’une vaste descente aux enfers, dont personne ne réchappe.

Notre critique pleine d’amour de The Forest of Love

24. The dig

Sortie : 2021 – Durée : 1h52

 

The Dig : Photo Carey MulliganDe l’amour et une motte de terre

 

Le résumé en une ligne :  Une riche veuve engage un archéologue pour fouiller son jardin (sans mauvais jeu de mots).

Pourquoi c’est bouleversant : Oui, il existe un film qui parle d’archéologie qui n’est pas Indiana Jones, qui parle d’amour et qui met en vedette Ralph Fiennes et Carey Mulligan. Que demander de plus ? Pour son deuxième long-métrage, Simon Stone emprunte à Terrence Malick son idée de la fresque pour livrer une œuvre aussi percutante visuellement (merci la campagne anglaise) que thématiquement. Alors que dans le ciel les prémices de la guerre se dessinent, les héros s’efforcent de rester les pieds sur terre et s’épanouissent dans cette mission de fouille archéologique, d’ailleurs inspirée d’une histoire vraie.

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Contemplatif à certains moments, The Dig n’est jamais larmoyant. Si le cinéaste s’amuse à filmer les grands espaces, avec beaucoup de virtuosité par ailleurs, il ne laisse jamais de côté ses personnages, dont la retenue brise le coeur. The Dig fait partie de ces films qui restent en tête bien longtemps après son visionnage.

Notre critique du puissant The Dig

23. Apollo 10½ : Les Fusées de mon enfance

Sortie : 2022 – Durée : 1h38

 

Apollo 10½: A Space Age Childhood : photo“Houston, we have a problem”

 

Le résumé en une ligne : Le jeune Stanley, résidant à Houston en 1969, s’imagine astronaute auprès de l’équipage de la mission Apollo 11.

Pourquoi c’est un film qui fait du bien :  Encore une fois, Richard Linklater prouve qu’il est un cinéaste talentueux certes, mais surtout, le maître de la nostalgie. Lui qui aime tant parler du temps qui passe et du passage à l’âge adulte, livre avec Apollo 10½ : Les Fusées de mon enfance une oeuvre douce et sincère inspirée de sa propre enfance à Houston dans les années 60. Après avoir retranscrit les années 90 dans Slacker, 80 dans Everybody Wants Some !! et 70 dans Génération Rebelle, il dépeint une nouvelle décennie, et c’est merveilleux. Même si au fond Apollo 10 ½ parle des rêves d’un enfant, il est aussi une grande œuvre sur le souvenir et le passé qu’on fantasme toujours un peu.

Linklater s’attarde sur des détails insignifiants, des petites choses de la vie, comme les soirées passées devant des émissions regardées sur la télévision cathodique qui, revisitées plus de quarante ans plus tard, se chargent d’émotion. Même si le film parle d’une époque spécifique, il n’exclut en aucun cas ses spectateurs. Une fresque aussi complexe que douce et aussi émouvante que sincère.

Notre critique d’Apollo 10½ : Les Fusées de mon enfance

22. beasts of no nation

Sortie : 2015 – Durée : 2h16

 

Beasts of No Nation : Photo Idris ElbaIdris Elba qui va 

 

Le résumé en une ligne : Agu, un jeune Africain orphelin, se retrouve embrigadé par l’armée rebelle d’un commandant et devient un enfant soldat en pleine guerre civile.

Pourquoi c’est un immanquable : Tout simplement parce que Beasts of No Nation est le premier film original Netflix et qu’il a lancé le mouvement sans précédent des films de streaming. Réalisé par Cary Fukunaga, le long-métrage a été racheté par Netflix quelques mois avant sa présentation à la Mostra de Venise 2015 où son jeune acteur, Abraham Attah, recevra d’ailleurs le prix du meilleur espoir. Et cette acquisition était évidemment une sacrée affaire pour le N rouge puisque le troisième film de Fukunaga a de la gueule.

À travers un récit violent et sombre, le jeune cinéaste livre un grand drame sensible sur le fléau des enfants soldats, les gourous manipulateurs et in extenso, l’inaction des nations occidentales pour aider ses pays en difficultés à lutter. Déjà extrêmement talentueux, Fukunaga déploie d’ailleurs une myriade de séquences impressionnantes, entre un plan-séquence boueux ou un massacre surréaliste. Beasts of No Nation fascine alors tant il jongle habilement entre la brutalité et la dureté de son sujet et l’innocence touchante de son jeune héros dépassé.

21. le roi

Sortie : 2019  – Durée : 2h20

 

Le Roi : Photo Timothée ChalametCall me by my reign 

 

Le résumé en une ligne : Un jeune prince rebelle est finalement contraint de passer sa couronne, en vue d’affronter Robert Pattinson et son terrible accent français.

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Pourquoi c’est un film souverain : Bien loin des considérations historiques, David Michôd s’attache plutôt à porter à l’image le récit homérique d’un Henry V tristement idéaliste et condamné à la désillusion. Porté par le formalisme âpre de son auteur, le métrage jette son personnage, incarné par un Timothée Chalamet simultanément candide et animal, dans les affres de la corruption politique. 

La juvénilité de son acteur de tête, jusque là connu des spectateurs pour ses rôles d’adolescents romanesques, est subséquemment épuisée jusqu’à l’os par le dispositif cinématographique de David Michôd. Le message est indubitable : le pouvoir avili, use, abuse, quiconque le touche. En ce sens, le métrage engloutit le spectateur autant qu’il anéantit son personnage. Par sa longueur (ressentie), son atmosphère affligée, voire infectée, par le Mal qu’il dépeint, et sa violence sous-jacente, Le Roi se veut testament d’une affection sinistrement d’actualité.

Notre critique en armure du Roi 

20. les sept de chicago

Sortie : 2020 – Durée : 2h09

 

The Trial of the Chicago 7 : Photo Sacha Baron CohenBorat après la découverte du LSD

 

Le résumé en une ligne :  Le procès de sept hommes accusés de conspiration et d’incitation à la révolte suite à des manifestations en marge de la Convention démocrate de 1968 à Chicago.

Pourquoi c’est un grand film : Alors qu’on pourrait croire que Les Sept de Chicago a été réalisé par un cinéaste aguerri, il n’est que le deuxième long-métrage d’Aaron Sorkin après le décevant Le Grand Jeu. Alors qu’il aurait pu choisir d’illustrer la très célèbre manifestation qui a rendu célèbres ceux qu’on a surnommés les “Chicago Seven”, le cinéaste a préféré raconter les événements à travers le procès qui en a découlé. Ainsi, comme Douze Hommes en colère ou encore Autopsie d’un meurtre, Les Sept de Chicago est un film qui repose presque entièrement sur le dialogue alors si c’est de l’action que vous voulez voir, vous pouvez passer votre chemin.

Mais ce n’est pas parce qu’il se déroule presque entièrement dans une salle d’audience que Les Sept de Chicago n’est pas un film passionnant et surtout très rythmé. On ne s’ennuie pas une seconde devant ce long-métrage maîtrisé du début à la fin qui, en plus de donner à voir des performances remarquables, comme celle de Sacha Baron Cohen, résonne plus que jamais avec l’actualité.

Notre critique du remarquable Les Sept de Chicago

19. la main de dieu

Sortie : 2021 – Durée : 2h14

 

La Main de Dieu : photoQuand tu rentres dans le cercle de Paolo Sorrentino

 

Le résumé en une ligne : Le portrait du jeune Fabietto, entre ses premiers émois sexuels, ses relations complexes avec sa large famille et son admiration pour Maradona, dans le Naples des années 80.

Pourquoi c’est une jolie lettre d’amour : Paolo Sorrentino divise énormément depuis le début de sa carrière, à cause de son style très grandiloquent, de son regard ambigu sur les femmes, voire de son amour du vulgaire et de l’exubérance. Mais avec La Main de Dieu, le cinéaste italien a probablement convaincu quelques-uns de ses haters et un peu plus impressionné ses aficionados.

Beaucoup moins frivole que les précédents films du monsieur, La Main de Dieu est une petite perle sublime. Une oeuvre intime, solaire et mélancolique, d’une grâce assez saisissante, embrassant une beauté quasi fantastique pour mieux aider son jeune héros à confronter la dure réalité. Car ce jeune Fabietto, c’est finalement Paolo Sorrentino lui-même, dépeignant la fresque de sa vie aux spectateurs. En résulte, une lettre d’amour à Naples dans un premier temps, mais plus encore une ode à la puissance du cinéma, échappatoire lui ayant permis d’oublier sa solitude, combler ses désirs et faire le deuil de ses tristes souvenirs.

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Notre critique du napolitain La Main de Dieu

18. pieces of a woman

Sortie : 2021 – Durée : 2h06

 

Pieces of a Woman : photo, Vanessa Kirby, Molly ParkerQuelques minutes avant le drame

 

Le résumé en une ligne : Un couple doit se remettre du plus terrible des drames, la mort de leur bébé suite à un accouchement à domicile.

Pourquoi c’est percutant: Avec Pieces of a Woman, cinéaste hongrois Kornél Mundruczó s’initie dans l’intimité d’un couple, composé de Vanessa Kirby et Shia LaBeouf, lors du moment qui va changer leur vie : la naissance et la mort subite de leur nourrisson. Le film s’ouvre sur un plan séquence percutant qui retrace sans coupures l’accouchement de la jeune femme, des premières contractions à l’expulsion. Avec sa caméra embarquée, le cinéaste filme d’une manière organique ce moment qui était censé être le plus beau de leur vie.

L’autre point fort de Pieces of a Woman, c’est de traiter le sujet de l’accouchement à domicile et surtout, de la responsabilité des sages-femmes en cas de drame. Alors que les accouchements non médicalisés sont de plus en plus tendance, Kornél Mundruczó décide d’en montrer les risques et d’illustrer les conséquences d’une mort infantile sur le couple. Après avoir illustré le drame, le cinéaste s’intéresse à l’après, aux effets d’un tel chamboulement sur une vie amoureuse. Mundruczó filme avec virtuosité ce post-partum devenu post-mortem.

Notre critique de Pieces of a Woman

17. okja

Sortie : 2020 – Durée : 1h58

 

Okja : Photo, Ahn Seo-hyunMon voisin gros cochon

 

Le résumé en une ligne : Mija et le gros cochon Okja sont inséparables, du moins jusqu’à ce qu’une multinationale essaie de transformer sa race en saucisses.

Pourquoi ça frappe là où ça fait mal : Il n’y avait bien que Bong Joon-ho pour s’emparer de la thématique ô combien délicate et cruciale du bien-être animal et plus particulièrement de la question de l’industrialisation de masse de l’abatage, avec un gros cochon rigolo comme McGuffin. Nombre de ses collègues se seraient contentés de faire pleurer dans les chaumières à grand renfort de violons.

Sauf que le cinéaste est le maître absolu de la rupture de ton. Et dans Okja, c’est grâce à ce procédé, qu’il n’a jamais poussé dans de tels extrêmes, même dans The Host, qu’il parvient à saisir toute la complexité de la situation, sans pour autant sacrifier l’humanité qui fait justement défaut à cette industrie. Okja et sa maîtresse sont ballottés de grosses entreprises bienveillantes en associations pas toujours vertueuses, avec comme fil rouge une amitié inébranlable, tout comme le metteur en scène nous emmène du rire aux larmes pour mieux nous imposer une ultime vision d’effroi qu’aucun studio hollywoodien n’aurait osé financer.

16. le bon apôtre

Sortie : 2020 – Durée : 2h10

 

Le Bon Apôtre : photo, Michael SheenAvec un Michael Sheen au sommet de son art

 

Le résumé en une ligne : Thomas Richardson part à la recherche de sa soeur, enlevée par les habitants d’une île au mode de vie pour le moins trouble;

Pourquoi c’est un grand film d’horreur : Lors de sa sortie, Le Bon Apôtre n’avait pas été particulièrement bien reçu, la faute au CV de son réalisateur Gareth Evans, artiste adulé des amateurs de baston pour ses deux The Raid. Ici, il sort de sa zone de confort, avec un pur film d’horreur. Sauf qu’en fait, il ne fait que réarranger son approche du septième art. La sauvagerie absolue de ses bastons homériques devient rituelle, mais pas moins brutale.

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Et dans cette déflagration de misanthropie émerge une étude terrifiante du fanatisme, de ses codes et de la manière dont il peut emporter une communauté entière. Le génie de son point de vue étant de concéder juste ce qu’il faut aux antagonistes pour rendre leur idéologie aussi profonde que glaçante. En ça, il rejoint le panthéon du folk horror, malgré une durée excessive pour certains (y compris à la rédaction), toutefois nécessaire à sa démonstration.

15. je veux juste en finir

Sortie : 2020 – Durée : 2h14

 

Je veux juste en finir : photo, Jessie BuckleyMen, The Lost Daughter… Vive Jessie Buckley

 

Le résumé en une ligne : À deux doigts de rompre avec son petit ami, une jeune femme va rencontrer ses futurs ex-beaux parents, et sombre dans une espèce ce cauchemar surréaliste.

Pourquoi c’est une hallucination passionnante : Pourquoi Je veux juste en finir est si bizarre ? Parce que Charlie Kaufman. Scénariste de génie (Eternal Sunshine of the Spotless Mind, Adaptation), il avait déjà perdu la moitié de son audience en passant à la réalisation avec le grandiose Synecdoche, New York, et le film d’animation Anomalisa co-réalisé avec Duke Johnson. Et cette adaptation du roman de Iain Reid n’a certainement rien arrangé.

Rien ne vous a préparé à ce trip existentiel drôle et tragique, qui prend un malin plaisir à perdre son public et lui tordre la tête. Scène après scène, le sol et le sens se dérobent sous les pieds, forçant à regarder en face l’absurdité de ce petit monde qui tourne en rond. Avec un sens de l’humour à froid et une minutie affolante, Charlie Kaufman joue des ruptures de ton et décrochages, pour créer l’étrange dans les choses les plus familières. D’où un film souvent déstabilisant (risque de passer du rire aux frissons et au malaise en 15 secondes), mais toujours passionnant, comme si Hérédité ou The Visit et American Beauty s’étaient rencontrés pour copuler dans la neige.

Et bien sûr : Jessie Buckley, fantastique du début à la fin.

Notre critique du puzzle Netflix Je veux juste en finir 

14. aucun homme ni dieu

Sortie : 2018 – Durée : 2h05

 

Aucun homme ni dieu : photo, Jeffrey WrightLa nature humaine et la nature tout court

 

Le résumé en une ligne : Un spécialiste des loups est missionné par une mère de famille pour retrouver son petit garçon au fin fond de l’Alaska.

Pourquoi c’est un voyage brutal : Quand il dévoile Aucun homme ni dieu sur Netflix, Jérémy Saulnier a habitué ses spectateurs à la violence et la noirceur avec ses trois précédents métrages : Murder Party, Blue Ruin et Green Room. Alors évidemment, son quatrième long-métrage ne déroge pas à sa règle et se révèle, au fur et à mesure de l’avancée du récit, un bon gros trip bourrin et sanglant.

En détournant très vite l’histoire de son point de départ, Jérémy Saulnier s’amuse à sonder l’âme de ses personnages, leurs horribles conflits intérieurs et leurs terribles craintes de l’autre. Placé au milieu d’une nature aussi hostile, aussi bien peuplée de loups que d’hommes sauvages, le personnage de Jeffrey Wright (et le spectateur) est alors confronté à un voyage mystérieux et spirituel, entre traditions mystiques, oppositions ancestrales, tragédies familiales et vengeance désespérée. Et ainsi, plus qu’un simple thriller, Aucun homme ni dieu mue en expérience viscérale sur la masculinité toxique et l’horreur humaine. Un petit choc.

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Notre critique de Aucun homme ni dieu

13. triple frontière

Sortie : 2020 – Durée : 1h53

 

Triple frontière : photo, Ben AffleckQuand tu regardes la version cinéma de Justice League

 

Le résumé en une ligne : D’anciens soldats des forces spéciales peinant à joindre les deux bouts se réunissent pour une mission risquée : piller un baron de la drogue sud-américaine.

Pourquoi c’est un grand film sur l’Amérique : Avec Margin Call et A Most Violent Year, J.C. Chandor s’est imposé comme un cinéaste passionnant sur l’Amérique, ses paradoxes et son ADN capitaliste. Triple frontière lui permet de prolonger ses réflexions sur un rêve américain factice et illusoire avec cette troupe de soldats abandonnés par le système. Au-delà de son casting cinq étoiles (Ben Affleck, Pedro Pascal, Oscar Isaac, Charlie Hunnam et Garrett Hedlund), le film est surtout porté par sa mise en scène d’une élégance rare.

En façonnant ses vistas sud-américaines comme un nouvel Ouest sauvage, Triple frontière se transforme en anti-western, où l’influence des États-Unis ne cesse d’être repoussée plus loin sur le continent. J.C. Chandor enferme ses personnages dans ce néant qui leur échappe, et tisse un bien beau film de personnages, espérant à tout prix fuir l’anonymat que leur réserve la société. Un rise and fall un peu particulier, qui amène à se demander si ce schéma narratif ne définit pas de manière globale l’Amérique et ses démons.

Notre critique de Triple frontière

12. klaus

Sortie : 2019  – Durée : 1h36

 

Klaus : photoLe nouveau rendez-vous de décembre

 

Le résumé en une ligne : Jesper est un postier fainéant de bonne famille et Klaus un bûcheron taciturne qui vit reclus dans la forêt. Rien ne les destinait à devenir amis ni à inventer Noël. 

Pourquoi c’est un film qui fait du bien : Sur le papier, une énième histoire de Noël n’était pas forcément une idée très ambitieuse ou prometteuse de la part de Netflix. On aurait pu s’attendre à un premier film d’animation sympa, mais sans plus, comme les productions algorithmiques qui déferlent habituellement sur la plateforme. Et pourtant, Klaus déconstruit le mythe de Noël avec inventivité et malice pour le refaçonner sous tous les angles et en faire une suite cocasse de malentendus et de petits mensonges.

Même si le film ne refuse pas toute forme de mièvrerie et n’échappe pas à quelques tournures prévisibles, le scénario est malin, parfois même insolent, dans le sens où il assume avec humour la dimension consumériste et hypocrite de Noël. Oui, les enfants sont gentils dans le seul but d’avoir des cadeaux et oui, la fameuse “liste des enfants pas sages” est juste un bon moyen de pression pour qu’ils se tiennent tranquilles. À l’heure des productions 3D uniformisées, le long-métrage surprend également par sa plastique 2D qui lui confère la patte plus artisanale de l’animation traditionnelle.

Notre critique de Klaus

11. THE power of the dog

Sortie : 2021 – Durée : 2h08

 

The Power of the Dog : Photo, Benedict CumberbatchDans le Multivers de vraie Madness

 

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Le résumé en une ligne : Un cowboy légèrement fou devient encore plus fou quand son frère se marie, et amène dans la maison une femme et son fils adolescent (lui aussi un peu fou).

Pourquoi c’est un western de l’extrême : De Sweetie jusqu’à Top of the Lake, en passant par l’inévitable La Leçon de piano, le regard de Jane Campion s’est le plus souvent posé sur les femmes. The Power of the Dog marquait son entrée dans le territoire des hommes, avec un western centré sur un cowboy. La rencontre a été féroce.

Adapté du livre de Thomas Savage, The Power of the Dog est finalement un faux western et vrai puzzle ténébreux, qui révèle peu à peu son monstrueux visage, confirmé à la toute fin. Benedict Cumberbatch est une montagne de charisme en sueur, mais le film repose autant sur lui que sur Jesse Plemons, Kirsten Dunst (dont le personnage passionnant est un peu trop mis de côté) et Kodi Smit-McPhee. Jane Campion, elle, ne se perd jamais, et s’approprie le cadre du western pour l’épurer, et y apporter toute la dose de sensualité ambigüe qu’elle maîtrise si bien (cette scène avec Benedict dans un champ, avec un foulard et la musique de Jonny Greenwood).

Notre critique du faux western The Power of the Dog, sur Netflix

10. Don’t Look Up : Déni cosmique

Sortie : 2021 – Durée : 2h22

 

 

Le résumé en une ligne : Deux astronomes s’embarquent dans une gigantesque tournée médiatique pour prévenir l’humanité qu’une comète se dirige vers la Terre et s’apprête à la détruire.

Pourquoi c’est une satire parfaite : Comédie satirique événement, Don’t Look Up : Déni cosmique a déjà été repris encore et encore comme un miroir un peu trop authentique de scènes que l’on peut tristement voir dans notre réalité. À la fois très drôle – même si le film ne s’embarrasse guère de beaucoup de subtilité – et glaçant, le long-métrage d’Adam McKay semble avoir frappé juste et résonne encore maintenant quant à son apocalyptique reflet de la vanité humaine.

Aidé par un casting hallucinant (Leonardo DiCaprio, Jennifer Lawrence, Meryl Streep, Timothée Chalamet, Jonah Hill, on en passe…), Don’t Look Up a l’immense qualité de ne pas chercher à nous prévenir (puisqu’on sait déjà, quelque part), mais à constater. Replaçant la cupidité, la bêtise et la superficialité des hommes à l’échelle cosmique, c’est au final une fable bien sombre et très réussie.

Notre critique du cynique Don’t Look Up

9. the night comes for us

Sortie : 2018 – Durée : 2h01 

 

The Night Comes For Us : photoLes armes à feu, c’est surfait

 

Le résumé en une ligne : Un assassin légendaire de la triade découpe en morceaux la moitié de la population de Jakarta après avoir secouru une jeune fille.

Pourquoi c’est un pur carnage : Co-réalisateur du passionnant Killers, puis du sous-The Raid Headshot, Timo Tjahjanto s’est fait remarquer en solo grâce à un autre ersatz de la saga de Gareth Evans. Son originalité ? Remplacer l’efficacité narrative du diptyque par une dose plus conséquente encore d’ultra-violence. Le résultat, bête comme ses pieds, vire quasiment au slasher chorégraphié lorsque son héros, campé par un Joe Taslim méga-vénère, se met en tête d’utiliser à peu près tout ce qui lui tombe sous la main pour tuméfier la moindre partie du corps de ses adversaires.

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Les poings ne suffisent plus. Tant et si bien que The Night Comes For Us et ses massacres de masse en appellent aux plus frappadingues des bis hongkongais ou aux plus jouissifs des jeux vidéo. Comment ne pas penser à Story of Ricky pendant que le bodycount s’allonge, créant de l’emploi dans le secteur de la médecine légiste, où à Hotline Miami après le 89e coup de machette fatal ? De loin le défouloir le plus radical disponible sur la plateforme.

8. annihilation

Sortie : 2019 – Durée : 1h55

 

Annihilation : Photo Natalie PortmanLes Dents de l’enfer

 

Le résumé en une ligne : Natalie Portman et ses collègues vont explorer une mystérieuse zone pas du tout flippante, où une chose alien commence à se répandre et tout transformer.

Pourquoi c’est fantastique : Annihilation a ses défauts, notamment dans l’écriture bâclée des seconds rôles, quelques errances en cours de route, et des flashbacks pas indispensables. Mais Annihilation a surtout les meilleures qualités de son réalisateur et scénariste Alex Garland (Men, Ex Machina), qui adapte ici le roman de Jeff VanderMeer.

C’est un étonnant voyage au-delà du réel, qui déborde d’ambitions et d’idées. Annihilation oscille entre la délicieuse série B (cet ours mutant qui pousse des cris humains), le pur film d’horreur (quelques images bien sales et sanglantes), la poésie fantaisiste (la fin de Josie), et finalement le film presque expérimental. Quand la destination se révèle enfin, Annihilation bascule vers une beauté sidérante et parfaitement fascinante, où Natalie Portman se lance dans une valse mortelle avec son miroir alien, avant d’observer un paysage en flammes. Rien que pour cette fin, légèrement folle et totalement envoûtante (notamment grâce à la musique géniale de Geoff Barrow et Ben Salisbury), le voyage mérite d’être vu, et vécu.

Notre critique du beau Annihilation 

7. roma

Sortie : 2019 – Durée : 2h15

 

Roma : PhotoQuand tu partages ton compte Netflix avec tes potes

 

Le résumé en une ligne : La chronique d’une famille de la classe moyenne dans le Mexico des années 70. Ça peut sembler chiant. Ça ne l’est pas.

Pourquoi c’est un joyau de mise en scène : De Et… ta mère aussi ! à Gravity, Alfonso Cuarón est l’un des cinéastes en activité les plus précieux. La précision de sa réalisation est toujours centrée sur les textures et le ressenti de ses personnages. Avec Roma, ses longs plans fixes et ses panoramiques subtils scrutent la vie d’une famille mexicaine par le prisme de leur domestique. Plongé dans un noir et blanc somptueux, l’univers visuel de Cuarón nous emporte dans un tourbillon d’émotions, qui n’en oublie jamais de développer en arrière-plan un pays au bord de l’implosion.

Comme souvent chez le cinéaste, les éléments sont même au centre de son dispositif pour parler des corps et de leurs interactions. Ici, il s’attarde sur l’eau, et ses passages à l’état solide et gazeux, jusqu’à un retour à l’océan dans un final bouleversant. Le monde change et le temps passe, mais l’on en revient toujours à la source, à la naissance et au liquide amniotique. Roma est un bijou renversant, et un indispensable du catalogue Netflix.

Notre critique de Roma

6. Les Mitchell contre les machines

Sortie : 2021 – Durée : 1h54

 

Les Mitchell contre les machines : photo“C’est nous les héros”

 

Le résumé en une ligne : Les Mitchell, une famille aimante, mais dysfonctionnelle doit sauver le monde après la révolte d’une intelligence artificielle.

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Pourquoi c’est irrésistible : Les Mitchell contre les machines est un long-métrage d’animation hyperactif et volontairement chaotique, ce qui ne veut pas dire qu’il passe une heure et demie à faire du bruit et à s’agiter dans tous les sens pour maintenir l’attention du jeune public auquel il serait principalement destiné. Au contraire, le long-métrage reprend les codes visuels de YouTube et plus globalement de la culture Internet (GIFS et memes) pour créer un nouveau tempo comique et une dynamique visuelle proche de Spider-Man : New Generation (le précédent film produit par Phil Lord et Christopher Miller qui reprenait à son compte les codes graphiques du comicbook). 

Si on pouvait s’attendre à un discours de vieux con rébarbatif sur les nouvelles technologies ou l’addiction aux écrans, le film veut surtout déculpabiliser les imparfaits que nous sommes tous, prôner le désopilant et encourager la passion (aussi bizarre qu’elle puisse paraître). Le scénario sait également se poser et arrêter les effusions en tout genre pour plus de mélancolie et de tendresse, soit tout ce qu’on attend d’un bon film. 

Notre critique des Mitchell contre les machines

5. mank

Sortie : 2020 – Durée : 2h12

 

 

Le résumé en une ligne : Dans le Hollywood des années 30, le scénariste Herman J. Mankiewicz, alcoolique invétéré au regard acerbe, tente de boucler à temps le script de Citizen Kane d’Orson Welles. 

Pourquoi c’est un bel hommage au cinéma : David Fincher signe avec Mank un film qui n’est pas du tout allé dans le sens de ce que beaucoup de ses admirateurs pouvaient attendre. Loin du thriller, cette parenthèse de cinéphilie et de mélancolie n’a jamais envie de saisir de force celui qui lui sera résilient. C’est au contraire une errance destinée aux “happy few” qui ont dans le cœur et dans la tête cette fascination pour un cinéma perdu, mais aussi pour des sentiments éthérés qui lui appartiennent.

Hommage à Citizen Kane, mais aussi, et surtout, à un scénario écrit par son père Jack, David Fincher accomplit avec Mank non pas son film le plus emblématique, mais sans doute son plus personnel. Gary Oldman est littéralement ivre jusqu’à l’âme de son Herman Mankiewicz, un total génie et marginal d’Hollywood éclipsé par des silhouettes plus colossales. Ici cependant, il vole complètement la vedette à tous ses fantômes du passé. À retenir : les douces conversations entre Mank et le personnage d’Amanda Seyfried qui ajoutent au mordant ironique du film le charme de la candeur.

Notre critique de Mank

4. THE irishman

Sortie : 2019 – Durée : 3h29

 

The Irishman : Photo Jesse Plemons, Ray Romano, Robert De Niro, Al Pacino “Comment ça, on ne peut plus partager son mot de passe Netflix ?”

 

Le résumé en une ligne : Martin Scorsese est de retour avec une grande fresque mafieuse, vue par le regard de Frank Sheeran, un ancien soldat devenu tueur à gages dans l’Amérique d’après-guerre.

Pourquoi c’est monumental : Avec Scorsese, on le sait, ses films de gangsters centrés sur des personnages charismatiques cachent toujours une ampleur insoupçonnée. S’il reste à échelle humaine, le cinéaste n’en oublie jamais de façonner, via une réplique subtile ou un élément de décor, une reconstitution des États-Unis en tant que système politique et social à ausculter.

Dès lors, certains pourraient ne voir en The Irishman qu’une simple mise à jour des obsessions de Scorsese. Pourtant, Netflix a permis au cinéaste de dépenser sans compter, et de signer un film aussi colossal que son budget (le plus gros de sa carrière). Le réalisateur n’a pas seulement remis sur le devant de la scène les rois de ce type de cinéma (Robert De Niro, Joe Pesci et Al Pacino sont impériaux), il s’est réapproprié leur corps dans une expérimentation passionnante sur le de-aging.

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Qu’on juge ou non la démarche réussie, The Irishman est porté par l’envie de condenser la quasi-totalité d’une vie en un peu plus de trois heures, en s’attardant autant sur les événements majeurs de la vie de Frank Sheeran que sur des moments de flottement envoûtants. En estompant et en accentuant les rides sur leur visage, Scorsese fait de ses personnages des reliques auto-persuadées de leur importance, alors que le monde continue de tourner sans eux. Foncièrement testamentaire, The Irishman est aussi bouleversant au vu de son approche mélancolique douce-amère, magnifiée dans une dernière partie brillante qui remet en cause tout ce qu’on a pu voir jusqu’à maintenant. Chef-d’oeuvre !

Notre critique de The Irishman

3. Tick, tick… boom !

Sortie :  2021 – Durée : 2h01

 

Tick, Tick… Boom! : photo, Andrew GarfieldPLS post-visionnage garantie

 

Le résumé en une ligne :  Un jeune compositeur s’affole de ne pas avoir le succès escompté avant son trentième anniversaire. Alors qu’il s’escrime à mener à complétion sa première comédie musicale, ce dernier jongle entre illusions, amour, amitié, et le poids des secondes, qui s’égrènent.

Pourquoi c’est émouvant : Figure de proue du nouvel âge d’or de la comédie musicale au cinéma, Lin-Manuel Miranda ne s’était encore jamais essayé à manier le cinématographe. Et puis finalement, un beau matin, l’auteur-compositeur s’est pris d’une belle envie : adapter l’œuvre semi-autobiographique d’une de ses idoles, le regretté Jonathan Larson. L’évidence est assumée : d’un côté Miranda, obsédé comme un diable par le temps qui passe ; de l’autre, Larson, lancé à corps perdu dans une course incessante contre l’horloge.

De Tick, tick… Boom ! découlera une lettre d’amour exaltée à l’Art avec un grand A, mais surtout, aux artistes qui désespèrent de pleinement jouir de leurs passions. Subséquemment, l’œuvre est hantée. Par la mort à venir de son rôle-titre, inévitable, mais aussi par les fantômes de rêves inassouvis, latents, refusés. Andrew Garfield, brillant, traduit avec émotion l’angoisse d’une trentaine presque là et d’ambitions toujours inassouvies, et confère, à l’instar du métrage, un souffle nouveau, lumineux et incroyablement vivant à Larson. Somme toute, un bien hommage.

Notre critique qui Tick, tick… Boom! qui explose le musical sur Netflix

2. uncut gems

Sortie : 2020  – Durée : 2h15

 

Uncut Gems : Photo Adam SandlerAdam Sandler grandiose 

 

Le résumé en une ligne : Avec des dettes qui s’accumulent et des percepteurs qui le cernent, un bijoutier new-yorkais volubile risque tout dans l’espoir de rester à flot… et en vie.

Pourquoi ce thriller est une perle rare : Thriller absolument frénétique, essoufflant et passionnant, Uncut Gems est un immanquable. Habité par un Adam Sandler meilleur que jamais (eh oui, il est effectivement capable du meilleur) dans le rôle d’un héros à la fois pathétique et bizarrement touchant, le film sait toujours utiliser l’empathie et le malaise pour connecter son spectateur à un insoutenable rythme et à une intrigue superbement menée de bout en bout. 

Uncut Gems est une chute vertigineuse, éprouvante, mais grisante qui monte en puissance sans arrêt. Une accélération dans le vide riche de sueurs froides, de rebondissements et d’un dernier acte aussi effréné que brillant. Sans trop en dire, car il faut bien entendu préserver toute l’expérience d’un tel sprint cinématographique, Uncut Gems est ce genre de film dont le final nous coupe le souffle et dont on sort les yeux écarquillés, ébahis et sonnés. 

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Notre critique de Uncut Gems

1. marriage story

Sortie : 2020  – Durée : 2h17

 

Marriage Story : photo, Scarlett Johansson, Adam DriverS’il fallait résumer le film en un seul plan

 

Le résumé en une ligne : Charlie et Nicole se sont aimés, follement, mais leur mariage est en train de prendre l’eau. Nicole décide donc d’engager un avocat pour divorcer.

Pourquoi c’est bouleversant : Même s’il s’articule autour d’un divorce houleux, Marriage Story parle en premier lieu d’amour et c’est ce qui fait à la fois la beauté et la cruauté du scénario. Avec un regard aussi incisif qu’empathique, Noah Baumbach dissèque la vie de couple et ausculte les maux du quotidien qui la mettent en péril après s’être inspiré de sa propre séparation (décidément un puits d’inspiration sans fond). Mais si la rancoeur et l’amertume s’installent progressivement, motivées par des avocats qui les poussent à jouer les ex belliqueux, c’est leur affection mutuelle et immuable qui survit à leur union civile, justifiant un peu plus le paradoxe selon lequel il faudrait se quitter pour mieux se retrouver (c’est niais, mais vous allez quand même pleurer). 

L’occasion pour les deux personnages de se faire à nouveau face dans un même plan, sans champ-contrechamp pour les séparer physiquement et marquer leur éloignement. C’est cette subtilité, couplée au jeu juste et poignant d’Adam Driver et Scarlett Johansson, qui fait de Marriage Story un récit sobre, mais implacable.

Notre critique de Marriage Story

 

FAQ

c’est quoi un film original NETFLIX ?

Un film original Netflix est un long-métrage, en théorie, produit par Netflix. Toutefois, dans le cadre de ce classement, un film original Netflix peut aussi être un film que Netflix a racheté en pleine production ou distribue uniquement. Par exemple, Roma a été produit par Esperanto Filmoj et Participant Media, mais a été racheté par Netflix pour sa diffusion dans le monde. Il est donc considéré comme un film original Netflix.

quels sont les prochains films netflix les plus attendus ?

Beaucoup de films prestigieux sont prévus pour ces prochaines années, et on peut notamment citer Blonde sur Marilyn Monroe, A couteaux tirés 2, le Pinocchio de Guillermo Del Toro, White Noise ou le prochain film de David Fincher : The Killer. Mais il y a aussi des films plus attendus par le grand public avec Red Notice 2, Tyler Rake 2, un spin-off de Bird Box, un film Bioshock ou The Gray Man 2.

QUELS sont les meilleurs films netflix de 2022 ?

L’étrange La Maison, le poétique Apollo 10½ : Les Fusées de mon enfance ou le sportif Le Haut du panier font partie des meilleurs films Netflix de 2022. On pourrait y rajouter le joli film d’animation Le monstre des mers ou le mystérieux huis clos Contrecoups.

QUELS sont les plus gros succès de Netflix ?

Ce ne sont pas forcément les meilleurs films de Netflix malheureusement, mais selon les données de la plateforme, Red Notice est leur plus gros succès en nombre d’heures vues lors des 28 premiers jours. Il est devant Don’t Look Up, Bird Box, Adam à travers le temps et Tyler Rake.

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