Netflix : “The Gladbeck Hostage”, un documentaire surréaliste et captivant

Tu dois le voir pour le croire. Le long métrage réalisé par Volker Heise a tout d’un mauvais thriller : trois braqueurs allemands, un peu bêtes sur les bords, capturent une vingtaine d’otages et sympathisent avec les journalistes présents sur place. Surprise… Tout est vrai dans le documentaire “The Gladbeck Hostage” diffusé cet été sur Netflix.

Absolument tout ! Le réalisateur, inconnu du grand public, se tord le cou aux codes du genre en ne posant pas de voix off sérieuses ni de témoignages de rescapés ou d’experts. Des photographies en noir et blanc, des extraits du journal de la police à la radio ou à la télévision datant d’août 1988 composent ce récit d’une heure et demie. Les images parfois tremblantes et floues parlent d’elles-mêmes. Et cela suffit à transporter le spectateur, dès les premières minutes, dans cette ambiance surréaliste et captivante.

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Pourtant, l’histoire commence comme beaucoup d’autres faits divers : deux hommes armés entrent dans une banque, prennent en otage deux employés et tirent. Il est 7h30 le 16 août 1988 et ce coup de feu marque le début d’une course de 54 heures à travers l’Allemagne pour Hans-Jurgen Rosner, 31 ans, et son acolyte, Dieter Degowski. Prêts à “finir au cimetière”, les deux complices rejoints par la petite amie de Hans, pistolet dans une main, cigarette dans l’autre, allongent leur liste d’otages en s’emparant d’un bus à Brême. vingt passagers. Et là, le fiasco humain et médiatique commence…

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Spectacle ou chasse à l’homme ?

Surréaliste est le mot. Coincés à Cologne, les trois braqueurs, armés jusqu’aux dents, se font servir du café par les badauds attroupés. Une femme de 18 ans, assise à côté de Dieter, pointe une arme sur elle et répond aux questions des journalistes. Le rédacteur en chef d’un journal local monte volontairement dans la voiture. Et on ne comprend plus rien. Sommes-nous en train d’assister à une prise d’otages ou à un feuilleton incroyable ? Les malfaiteurs jouant ainsi de leur image de « bonnes pâtes » évincent – ​​pour un temps – les dangers.

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Tout devient divertissement aussi bien pour les rédacteurs pressés autour du trio de brigands que pour ce dernier qui agit avec une liberté totale et déconcertante pendant près de deux jours. Ils iront jusqu’à demander un policier presque nu et menotté dans leur voiture. Fou ! Ces trois-là deviennent des acteurs en cavale, donnant même des interviews.

Pourtant, derrière ce côté pittoresque, la menace est bien réelle. Un garçon de 15 ans est tué. Le doigt des voyous est toujours posé sur la gâchette du pistolet bien mis en valeur. Ils ne cessent de répéter qu’ils ne veulent pas vivre. La police ? Bien qu’elle entame une chasse à l’homme, elle rate son opération et libère l’un des braqueurs pris quelques minutes plus tard. La chasse reprend et entraîne avec elle le cinéphile à la fois perdu et tenu en haleine par ce suspens : qui survivra ?

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Note de l’éditeur:

La prise d’otage de Gladbeck », Documentaire allemand de Volker Heise (2022) sur Netflix. 1h30

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